19 Jan – 09 Mar. 2019

« Anna-Eva Bergman s’est dépouillée de tous les détails inutiles. Tout ce qui n’est pas une explication de cette unique chose : la terre et le ciel »
Kirsti Hopstock, 1979

C’est « entre le ciel et la terre » que nous situe l’œuvre d’Anna-Eva Bergman (1909-1987), et plus que jamais lors de cette quatrième exposition que lui consacre la galerie, en partenariat avec la Fondation Hartung-Bergman et le soutien de l’Ambassade de Norvège.

Minimaliste, l’œuvre de l’artiste d’origine norvégienne frôle les lisières de l’abstraction sans jamais quitter un rapport au réel consubstantiel. Cultivant « l’art d’abstraire » tel qu’elle le définissait elle-même, Bergman s’est « dépouillée de tous les détails inutiles » dans son œuvre picturale comme graphique pour toucher à l’essence même des choses. L’exposition réunit un ensemble rare de peintures de corps célestes que Bergman a réalisées tout au long de sa vie, en regard d’une série exceptionnelle de dessins des années 1930 destinés à illustrer un ouvrage culinaire que Bergman rédigea quand elle avait une vingtaine d’années et qu’elle n’avait pu publier. Quatre vingt ans après, c’est à la Fondation Hartung-Bergman que revient l’honneur de publier «Casseroles, recettes du monde entier».  


Outre une riche actualité bibliographique, le travail d’Anna-Eva Bergman est particulièrement exposé actuellement, notamment à Valence en Espagne où le musée Bombas Gens lui consacre une importante exposition monographique jusque début mai 2019. Ses œuvres sont également visibles au musée Reina Sofia de Madrid (Lost, loose and loved : Foreign artists in Paris 1944-1968 jusqu’en avril 2019), au Centre Pompidou Metz (Peindre la nuit, jusqu’au 19 avril 2019),  prochainement au Grand Palais (Lune, à partir du 1er avril 2019) ) et une exposition monographique au Musée de Caen à partir du 16 novembre 2019.


« L’art abstrait est une forme d’art très difficile et très exigeante, créée à partir de la philosophie de notre temps et une conception cosmique du monde »

Anna-Eva Bergman, 1950-1951